• Texte pour le concours de Reindeer

    Hello !

    Je n'ai jamais publié autant d'articles d'un coup... Mais bon, voilà le texte pour le concours de Reindeer !

     

    Le ciel pleurait tout son saoul et je n'avais rien pour me protéger. La pluie dégoulinait le long de mes cheveux et de la buée s'élevait à chacune de mes respirations. Le quai était désert, mort. Pourtant, des bruits me parvenaient, au loin. Enfin il arrivait. Je sautillai légèrement, tentant de réchauffer mes pauvres os gelés. J'allais enfin partir de cet endroit maudit.

     

    J'avais peur, oui, peur de l'inconnu. Mais en restant ici, je n'avais aucune chance de fonder une famille, de faire quelque chose de ma vie.

     

    Ma mère m'avait dit de ne pas le faire. En même temps, qu'aurait-elle fait, à ma place ? Aurait-elle fait mon choix, pris ma décision, animée par la même force destructrice qui m'avait poussée à passer à l'acte ? Ou au contraire, aurait-elle préféré la manière douce, essayé de le raisonner – Oh, mais je l'avais déjà fait, ça... ?

     

    De toute façon, il ne se serait jamais conduit ainsi avec la femme qu'est ma mère. Elle correspond à ses idées sur la condition féminine. Je ne suis pas d'accord. Et c'est pour ça que je l'ai tué.

     

    Nous étions quinze, toutes femmes prisonnières, assassin, tueuse à gage... Les professions ne manquaient pas. Il y en avait même une qui avait essayé d'empoisonner sa professeure d'éducation religieuse. Je ne m'entendais pas bien avec elle, cette fille d'environ dix-sept ans, taciturne et qui ne parlait qu'à Cléonice, une autre des nôtres.

     

    Le bateau arriva au quai. Certaines d'entre nous regardaient la mer comme un nouvel ami, ne l'ayant jamais vue. Moi, je fixai mes chaussures pourries par la marche dans la boue. J'avais les mêmes depuis deux ans.

     

    Quand je montais dans le bateau, j'observai une dernière fois ce pays, la France, mon lieu de naissance. Au loin, je devinais la prison, même si elle se situait dans une autre ville. La prison de femmes de Dunkerque ressemble bien à celle de Paris...

     

    Le choix ne m'appartenait pas. À présent, je ne devais regarder que mon avenir. En Nouvelle-France, j'oublierai mon passé de criminelle. J'oublierai mon nom et mon crime pour une vie meilleure. J'oublierai mon lieu de naissance et la prison de femmes de Paris. J'oublierai ma mère, et mon mari que j'ai tué.

     

    J'oublierai que je m'appelle Françoise, que j'ai été une tueuse – mon mari me battait – et que je suis un jour partie du port de Dunkerque pour aller coloniser la Nouvelle-France.

     

    J'oublierai même cette haine que j'ai contre notre roi, c'est lui qui est responsable de tout, mon mari a été formé par ses généraux, je suis partie à cause de lui.

     

    J'oublierai cette haine que j'ai contre Louis XIV.

     

    Pour toutes les Colombes...

    Margaux.

    COPIE INTERDITE. PLAGIAT INTERDIT.

     

    « [Eklabugs]Avoir l'inspiration ?Version 1.0 »

    Tags Tags : , ,
  • Commentaires

    1
    Vendredi 31 Mars 2017 à 21:31

    Gertrude... Anne... Le Nouveau Monde... *-*

      • Samedi 1er Avril 2017 à 14:43

        Oui... J'ai tellement pensé à toi en écrivant ce texte... Et à Jess, à Aliz, à Alex et à Ambre...

      • Samedi 1er Avril 2017 à 15:18

        Le fow me manque...

    2
    Samedi 1er Avril 2017 à 10:27
    C'est original. Je n'aurai pas pensé partir dans cette direction ! ^^ C'est ça qui est bien, avec les paragraphes donnés, on part tous dans des directions différentes !
    3
    Mardi 11 Avril 2017 à 19:59

    Les résultats sont là ! \^o^/

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :